Village Maloya à Villèle (Ile de La Réunion)/ Maloya village (Reunion island)

Déborah et Kendra se sont rendues sur le site du musée de Villèle où s’était installé le « village Maloya » . Plusieurs stands présentaient le maloya dans son environnement culturel et historique:

« Au village Maloya, il y avait des panneaux sur les chanteurs de Maloya qui ont marqué l’histoire du Maloya comme Firmin Viry, Danyel Waro…Il y avait aussi des stands sur les vêtements des esclaves, sur les instruments de musique traditionnels du Maloya….Il y avait bien sûr un petit stand où on pouvait goûter le jus de canne à sucre qui est cultivée à la Réunion. Il n’y avait pas que des stands sur le Maloya, il y avait aussi un ou deux stands sur les esclaves, africains et indiens, et sur les objets qu’utilisaient les esclaves auparavant. »

Le maloya est le genre musical majeur de la Réunion. Il trouve son origine dans le culte des ancêtres afro-malgache pratiqué par les esclaves la nuit, loin du regard des maîtres. Culture de la nuit, du secret, de résistance, le maloya s’est progressivement imposé dans l’espace public au cours de l’histoire. Classé patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009, le maloya est aujourd’hui une composante majeur de l’identité réunionnaise. Il influence considérablement les musiques actuelles de la Réunion.

Deborah and Kendra visited the Villèle Museum where the  » Maloya village » had been set up.

Several stalls showed Maloya in its cultural and historical environment :
“ In the Maloya village, there were signs showing Maloya singers who have marked the history of Maloya such as Firmin Viry, Danyel Waro … There were also exhibitions on the slaves’ clothing, on the traditional musical instruments of Maloya…. There was of course a small stall where you could taste juice from sugar cane grown in Reunion Island.”

There were not only stands on Maloya but there were also one or two stands on African and Indian slaves and the objects used by the slaves before.

« Maloya is the major music genre in Reunion Island. It has its origins in the worship of Afro-Malagasy ancestors practised by slaves at night, out of sight of their masters.

As a culture of night, of secrecy , of resistance, Maloya has gradually established itself in the public space in the course of history.

Proclaimed as a masterpiece of the oral and intangible Cultural Heritage of Humanity by Unesco in 2009, Maloya is now a major component of the island’s identity. It greatly influences the contemporary music of Reunion Island.

LES INSTRUMENTS DU MALOYA / MUSICAL INSTRUMENTS OF MALOYA

Le roulèr: une peau de boeuf est tressée ou clouée sur un tonneau. Le joueur s'assoit dessus et tape avec les deux mains. Le roulèr produit un son grave qui donne le rythme.

Le roulèr: une peau de boeuf est tressée ou clouée sur un tonneau. Le joueur s’assoit dessus et tape avec les deux mains. Le roulèr produit un son grave qui donne le rythme.

The “roulèr”: a cowhide braided or nailed on a barrel. The player sits on it and bangs on it with both hands. The roulèr produces a bass sound that gives rhythm.

Le kayamb: c'est un instrument fait de tiges de fleurs canne tressées ou clouées sur un cadre en bois. On trouve à l'intérieur des graines, souvent de kaskavel.

Le kayamb: c’est un instrument fait de tiges de fleurs canne tressées ou clouées sur un cadre en bois. On trouve à l’intérieur des graines, souvent de kaskavel.The “ kayamb”: an instrument made from stalk s of cane flowers plaited or nailed to a wooden frame. You will find seeds inside, often kaskavel seeds.

Graines de kaskavel.

Graines de kaskavel. / Kaskavel seeds.

Le piker: un morceau de bambou posé par terre ou sur un pied métallique. On tape dessus avec deux baguettes de bois dur.

Le piker: un morceau de bambou posé par terre ou sur un pied métallique. On tape dessus avec deux baguettes de bois dur.

The “piker”: a piece of bamboo placed on the ground or on a metal stand. You bang on it with two sticks of hard wood.

Le sati: on tape à l'aide de deux baguettes de bois dur sur une pièce en fer blanc, souvent un morceau de tôle plié.

Le sati: on tape à l’aide de deux baguettes de bois dur sur une pièce en fer blanc, souvent un morceau de tôle plié.

The “ sati”: you bang on it using two sticks of hard wood on a piece of tin, often a piece of folded metal sheet.

Le bobre: un arc est tendu par une corde végétale (aloès ou choka) ou un fil de fer. Une calebasse coupée sert de caisse de résonance. On frappe la corde avec une baguette appelée kouti et on fait varier les sons par l'ouverture ou la fermeture de la caisse de résonance placée sur le ventre du joueur.

Le bobre: un arc est tendu par une corde végétale (aloès ou choka) ou un fil de fer. Une calebasse coupée sert de caisse de résonance. On frappe la corde avec une baguette appelée kouti et on fait varier les sons par l’ouverture ou la fermeture de la caisse de résonance placée sur le ventre du joueur.

The” bobre”: a wooden bow is tightened thanks to a plant string (aloe or choka) or a wire. A calabash , dried and hollowed, attached to the lower part of the bow, acts as a resonator. You strike the string with a stick called “kouti” and the sounds vary by opening or closing the soundboard placed on the player’s belly.

Bobre

Caisse de résonance du bobre. / The soundboard of the « bobre »

Démonstration:

Figures du maloya/ Figures of Maloya (You Tube channel for unesco):

– COSTUMES / CLOTHES

Le groupe folklorique « les compères créoles » présente des costumes liés à l’histoire du séga et du maloya.

The folk group « The Creole buddies » presents clothes related to the history of Sega and Maloya.

Tenue pour les danses de salon (XIXème siècle). La créolisation des musiques et danses de salon donnera naissance au genre musical appelé aujourd'hui "séga".

Tenue pour les danses de salon (XIXème siècle). La créolisation des musiques et danses de salon donnera naissance au genre musical appelé aujourd’hui « séga ».

Outfits for ballroom dancing (19th century)
. The “creolization” of music and ballroom dancing will create the musical genre now known as « Sega ».

"Les esclaves étaient modestement vêtus. ils étaient souvent coiffés d'un turban ou d'un mouchoir de tête en coton uni ou carreaux. les tissus utilisés étaient des indiennes unies ou à palmette, à petits carreaux ou à fines rayures... Les esclaves marchaient toujours pieds nus, le port des chaussures étant interdit à leur condition d'esclave. La chemise des femmes, en coton modeste, était parfois fendue à l'avant et à l'arrière. "

« Les esclaves étaient modestement vêtus. ils étaient souvent coiffés d’un turban ou d’un mouchoir de tête en coton uni ou carreaux. les tissus utilisés étaient des indiennes unies ou à palmette, à petits carreaux ou à fines rayures… Les esclaves marchaient toujours pieds nus, le port des chaussures étant interdit à leur condition d’esclave. La chemise des femmes, en coton modeste, était parfois fendue à l’avant et à l’arrière. »

« Slaves were modestly dressed. They were often wearing a turban or a head scarf made of plain or checked cotton.

The fabrics used were “Indian” or “palmette”, with small checks or thin stripes…
The slaves always walked barefoot, wearing shoes being prohibited to their status of slaves. The women’s blouses, made of modest cotton, sometimes had a vent at the front and at the back. « 

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– LE MORING / MORING

Il s’agit d’un art du combat très codifié qui trouve son origine, comme le maloya, dans les pratiques culturelles des esclaves. Le mot reunionnais « moring » viendrait du malgache « moraingy », terme désignant une lutte rythmée et codifiée entre deux combattants.

Le moring « traditionnel » a quasiment disparu de l’espace public au cours du XXème siècle sous l’effet de la départementalisation et du renforcement des liens avec la métropole.

Le moring renaît à la fin de ce siècle sous la forme d’un sport codifié qui emprunte notamment à la capoeira.

It is a highly codified art of combat originated, like Maloya, in the slaves’ cultural practises.

The word « moring » used in Reunion Island comes from the Malagasy term « moraingy » which refers to a rhythmic and codified fight between two fighters.

Traditional moring practically disappeared from the public sphere in the 20th century as a result of Reunion becoming a French département and strengthening ties with Mainland France
Moring reappeared at the end of this century as a codified sport that takes from Capoeira.

(Stéphane Hoarau: http://mondesfrancophones.com/espaces/periples-des-arts/le-moring-danse-reunionnaise-de-combat/)

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Le rythme du moring est inspiré du maloya. The pace of moring is inspired from Maloya.

Démonstrations au collège:

– FRUITS ET LEGUMES « LONTAN » / Fruit and vegetables from the past

Le « kan des marrons » cultive le patrimoine du jardin créole traditionnel.

The « Maroons’ camp » cultivates the traditional Creole garden heritage.

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OBJETS « LONTAN » / Objects from the past

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Le "goni", sac de jute aux multiples réemplois.  Le pilon à café.

Le « goni », sac en toile de jute aux multiples réemplois.
Le pilon à café.

The « goni »: a canvas bag you can use for many things.

The coffee pestle.

– COROMANDEL, DE L’INDE A LA REUNION / COROMANDEL, FROM INDIA TO REUNION ISLAND

L’exposition conduite par Jean-Régis Ramsamy Nadarassin présente les apports de la composante indienne dans la culture réunionnaise. L’immigration indienne, organisée d’abord dans le cadre de l’esclavage, prend une ampleur considérable après la disparition de la traite (1817) puis de l’esclavage (1848). Arrivés dans le cadre d’un contrat d’engagement pour faire face au besoin de main d’oeuvre de l’économie sucrière en plein essor, les engagés du sucre remplacent progressivement les esclaves sur les plantations. Leurs conditions de vie et de travail diffèrent alors peu de celles des esclaves.

The exhibition led by Jean Regis Ramsamy Nadarassin presents the contributions of the Indian component in the culture of Reunion Island. The Indian immigration, organized first in the context of slavery, continued on a large scale after the disappearance of slave trade (1817) and slavery (1848). Arrived under a contract of employment to meet the need for labor in the booming sugar economy, the “indentured servants” gradually replaced the slaves on the plantations. Their life and work conditions were not so much different as those of slaves.

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"Les calbanons" sont des petites cases en dur servant à loger les esclaves puis les engagés. Toute une famille pouvait vivre dans une pièce de 13 m2. On peut voir des vestiges de ces calbanons à Sainte-Suzanne ou à St-Pierre.

« Les calbanons » sont des petites cases en dur servant à loger les esclaves puis les engagés. Toute une famille pouvait vivre dans une pièce de 13 m2. On peut voir des vestiges de ces calbanons à Sainte-Suzanne ou à St-Pierre.

 » The calbanons  » are small permanent structures used for slaves and later the Indentured servants. A family could live in a 13 square-metre room. You can see remains of these calbanons in Sainte -Suzanne or St-Pierre.

"La venue des travailleurs indien a été synonyme de l'installation de l'hindouisme à la Réunion...Ils ont apporté avec eux les fêtes du Pongol, le kavadi, la marche sur le feu ou encore le Dipâvali."

« La venue des travailleurs indiens a été synonyme de l’installation de l’hindouisme à la Réunion…Ils ont apporté avec eux les fêtes du Pongol, le kavadi, la marche sur le feu ou encore le Dipâvali. »

« The arrival of Indian workers has been synonymous with the installation of Hinduism in Reunion Island… They brought with them the celebrations of Pongol, the Kavadi , the firewalking (the act of walking barefoot over a bed of hot embers or stones) or the Deepavali « 

A venir, le compte-rendu de la visite du musée de Villèle… Coming up the report about the visit of the « Villèle Museum »…

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