La sortie du 5 février au musée Villèle /Class 406 is going to the Villèle museum

Les 406 quittent le collège Célimène Gaudieux pour se rendre au musée Villèle :

 

Class 406 is leaving Célimène Gaudieux, secondary school, to go to the Villèle museum : p1040664 img_4015villele-cote-mer-1 p1040682

 

Le  musée historique de Villèle  a été créé par le Département de la Réunion en 1974 et inauguré en 1990, sur une vaste propriété coloniale,où l’ancienne habitation Panon-Desbassayns se dresse. Le musée  est situé sur la commune de St Paul à environ 300m d’altitude , tout près de notre collège . Cette maison inspirée de l’architecture de Pondichéry , de style indo-portugais, a été construite par des esclaves indiens qui maîtrisaient la construction en dur ( achevée en 1788), elle est placée sous la protection du Christ .

The historical Villèle museum was established by the department of Reunion in 1974 and inaugurated in 1990, on a huge colonial property where the former home of the Panon-Debassayns rose up. The museum takes place in the district of St Paul to approximately 300 meters of altitude, very close to our secondary school.The house, finished in 1788, was built by indian slaves.

 

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C’est un vaste ensemble patrimonial évoquant la prospérité d’une grande famille de colons :  sur les 406 esclaves que possédaient la famille, 295 esclaves travaillaient sur cette propriété en 1845 .

It’s a vast patrimonial unit evoking the prosperity of a large family of colonists : out of the 406 slaves belonging to the family, 295 slaves worked on that property in 1845.

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Figure emblématique, personnage très controversé de l’histoire réunionnaise, Madame Desbassayns (1755-1846) a administré avec fermeté ce grand domaine caractéristique de l’économie de plantation réunionnaise.

Mme Debassayns (1755-1846) managed one of the most important plantation estates on the island with a heavy hand.

 

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Cette sculpture représente Mme Desbassyns lisant le code noir appliqué en 1723 à la Réunion , qui devait régler la vie des esclavesconsidérés comme des biens meubles  . Il y était entre autres inscrit que les  maîtres devaient donner  2 vêtements par an  aux esclaves ( les domestiques  récupéraient les vêtements usagers des maîtres et étaient mieux lotis du fait de leur présence dans la maison des maîtres) , qu’ils devaient donner au repas en plus de la bouillie de maïs et de manioc de la viande et du poisson 2 fois par semaine ( ce qui était rarement le cas) .

 This sculpture represents Mme Desbassayns reading the black code applied in 1723 to Reunion Island, which was to regulate the life of the slaves who were  considered as movable property.

 

 

 

Cette propriété se divise en lieux :

 The property is divided into 3 spaces :

 

 

 

images*  La Grande bâtisse , la maison des maîtres  , avec au rez-de chaussée la visite de 7 salles :

* The main house, the house of the Masters

-à l’entrée  , on découvre  l’ arbre généalogique de la famille : Auguste Panon , le grand-père était menuisier charpentier sur Toulon , et lorsque la Compagnie des Indes , créée par Louis XIV , fait appel à des volontaires pour s’installer sur l’île Bourbon , il tente l’aventure , s’installe et cultive le café , le coton  les cultures vivrières , avec lesquelles il fait fortune,  mais il construit aussi des maisons . Il lègue le tout à ses 5 enfants . Le nom Desbassyns est accolé au nom d’ Henri Panon , peut- être parce que la propriéte  se trouvait sur la route de Tois bassins .

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 When you enter the house, the Desbassayns family tree can be seen: Auguste Panon, the grandfather, a carpenter on Toulon, tried the adventure when the East India Company, created by Louis XVI, called upon volunteers to settle on Bourbon Island where he went on to make a fortune.

Les salles montrent l’habitation d’une maison bourgeoise : meubles ,  collections ayant appartenu aux familles : ci -dessous les élèves ont découvert la maquette d’ un brick , qui pouvait transporter entre 500 et 600 esclaves ( hommes et femmes séparés) , entassés au niveau de l’entrepont .

The rooms show a bourgeois household.

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The pupils discovered the model of a brig , which could transport between 500 and 600 slaves ( men and women separately),crowded onto the tween decks .

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Les fers  entravaient le pied de deux esclaves , l’entrave était retirée quand l’esclave travaillait  .

Irons shackled the feet of 2 slaves; they were removed when the slave worked .

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On découvre aussi le mobilier,  la vaisselle et les plats luxueux de la maison.

We can also see the mansion’s furniture, crockery and luxurious dishes .

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et  à l’étage, à l’origine se trouvaient les chambres des maîtres,  depuis des expositions temporaires sont organisées.

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Exposition de porcelaines …

Porcelain exhibition

 

* Le domaine du musée :   avec à l’extérieur : – les cuisines , bâtiment annexe afin d’éviter tout risque d’incendie , avec des outils : pilons , moulins à maïs  , grande jarre  … ces cuisines étaient destinées à préparer seulement les repas des maîtres .

*Outside, the estate of the museum.- the kitchens in which the masters’ meals were prepared.

 

images-3                                                                          – le jardin : plantation de café .

                                                                            – the garden: coffee plants.

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Le café était la principale culture au XVIII è siècle de l’île Bourbon (elle participa à l’acquisition d’esclaves et fit la fortune de la famille Desbassyns) , mais les ravages causés par un cylcone et surtout l‘indépendance en 1794 de St Domingue  (acquise suite à une révolte) , amenèrent la plantation de la canne à sucre à  la Réunion ,  fortement encouragée par la France .

Coffee was the main crop of Bourbon Island in the 18th century and made the fortune of the Debassayns family. The independence of Santo Domingo in 1794 brought the plantation of sugar cane to Reunion Island.

 

– l’ hôpital des esclaves  avec  son toit en bardeaux : un décret du 3 juin 1834 imposait aux maîtres de construire un hôpital dès lors qu’il y avait sur la propriété plus de 25 esclaves ,

the building of a slaves’ hospital was imposed on the masters if there were more than 25 slaves on the estate.

 

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et sa plaque mémorial avec les noms d’esclaves recensés en 1824 : ci-dessous , figure le prénom de chaque esclave (prénom attribué par le maître) , avec son âge et son métier . L ‘ancien hôpital expose les conditions de vie des esclaves .    Il y avait 3 catégories d’esclaves : les esclaves domestiques ( les mieux traités et mieux vêtus car ils travaillaient dans la maison des maîtres) , les esclaves dits noirs de pioche , qui travaillaient dur dans les plantations de 5h du matin à 18h ou 19h le soir , et enfin les esclaves dits noirs à talent , que l’on traitait mieux également, car on avait besoin d’eux : ils étaient menuisiers , forgerons, artisans …Chaque matin 25 esclaves étaient regroupés sous la direction d’un esclave commandeur ( ayant la confiance du maître) . Le soir , le maître donnait les directives pour le lendemain , et les esclaves allaient dormir dans un camp ceinturé d’une clôture , où chaque famille dormait dans une paillote ( végétale )  avec une seule pièce , surveillée par 2 esclaves gardiens .      Les enfants d’esclaves entre et 10 ans travaillaient à ramasser les feuilles , les saletés ; on les appelait la bande joyeuse, car ils travaillaient en chantant . A partir de 10 ans , ils étaient considérés comme des adultes et partaient travailler dans les plantations . 

The former hospital shows the living conditions of the slaves.There were 3 categories of slaves:

– domestic slaves, best treated.-slaves known as ‘pickaxe blacks’ who worked hard in the plantations from 5 a.m. to 6 or 7 p.m.-slaves known as ‘blacks with talents’ who were also better treated: they were carpenters, blacksmiths or craftsmen.

The slaves’children between 3 and 10 years old had to collect leaves and garbage. At the age of ten, they were considered as adults and had to work in the plantations.

 

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La plaque mémorial

The memorial plaque

Les esclaves : 

The slaves:

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p1040690p1040692

p10406931Lithographie représentant les domestiques 

lithography representing the servants

 

Le camp d’esclaves

The slave camp

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La petite photo ci -dessus nous montre la reconstitution d’une paillote d’esclave .

This small photograph shows the reconstitution of a straw hut of slave.

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face aux mauvais traitements p1040689 des esclaves tentaient de fuir , on appelait ça le marronnage ( cf la légende d’Anchaing) , les marrons tentaient  alors de gagner les cirques et il  valait mieux  pour eux ne pas être repris car ils étaient sévèrement punis:  coups de fouet ,  marqués au fer rouge , ou membre coupé (jarret , oreille , langue ), voire perte de la vie, pour les dissuader de recommencer .

To avoid ill-treatement, slaves tried to flee: it was called ‘marronnage’ (cf. the legend of Anchaing), the maroon slaves then tried to reach the ‘cirques’ and if they were recaptured, they were severely punished.

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– L’usine sucrière fut construite entre 1825 – 1827  à l‘initiative de Mme Desbassyns sur les conseils de ses fils .

Avec la crise du café , la perte de St Domingue puis de l’île de France , les planteurs se lancèrent alors dans la culture de la canne à sucre . Cette usine fut la première sur l’île fonctionnant  à la vapeur ( la famille Desbassyns a  donc industrialisé la première la canne à sucre).

– The sugar factory was built between 1825 and 1827 by Mme Debassayns who was advised to do so by her sons.

With the crisis of the coffee, the loss of Santo Domingo then of the Île de France, the growers shifted their focus to sugar. This factory was the first on the island functioning with vapor.

p1040668Aujourd’hui , il ne reste plus que les ruines de l‘usine sucrière .

Today, there remains nothing more but the ruins of the sugar factor.

 

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* La Chapelle Pointue , construite en 1841  était un lieu de culte pour les habitants des hauts et les esclaves ; elle permettait également l’évangelisation des esclaves ( les esclaves africains , malgachesindiens durent abandonner leur religion pour prendre la religion chrétienne).

p1040724p1040721La Chapelle prend la forme d’une rotonde.

* The Chapelle Pointue , built in 1841, was a place of worship for the people who live in the highlands and slaves. It also allowed the evangelization of slaves.

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Dans la chapelle se trouve la plaque tombale de Mme Debassyns .

It’s Mme Debassayns’s final resting place.

 

Réactions à la sortie de  :

* Rafaël :  »  Ma sortie au musée Villèle était intéressante . Ma classe et moi sommes entrés dans la maison de Mr et Mme Desbassyns , on a vu des vases en porcelaine de Chine , des tableaux , des oeuvres d’art . La guide nous a ensuite amenés à l’hôpital des esclaves pour nous expliquer l’organisation du travail des esclaves par Mr et Mme Desbassyns : les piocheurs , les nourrices , les esclaves à talent . Les piocheurs étant ceux qui étaient considérés comme les plus bas dans l’échelle des esclaves . On se servait des esclaves pour la culture du café et du coton , mais suite à un cyclone , la culture du café ayant été dévastée et étant longue à pousser et fragile , les Desbassyns ont choisi la culture de la canne à sucre . Quelques temps plus tard , grâce à leur fils , l’usine fut construite . Enfin , nous sommes allés à la Chapelle Pointue , où Mme Desbassyns a été enterrée . »

* Stacy:  » J’ai appris que le domaine de Villèle était une exploitation agricole faisant venir  au XVIII è siècle des esclaves : la traite négrière , puisqu’on les prenait de force dans leur pays d’origine , on les vendait et on les amenait dans les plantations . J’ai aussi appris que les esclaves dormaient dans des paillotes regroupées dans un lieu nommé camp , puis que les commandeurs commandaient une bande d’esclaves , que les noirs de pioche étaient des esclaves exclusivement employés dans l’agriculture . Les enfants d’esclaves n’étaient pas scolarisés car il n’y avait pas d’école , les maîtres les utilisaient pour des travaux , et à partir de 10 ans ils partaient dans les champs travailler comme les adultes . J’ai appris également que les esclaves qui essayaient de fuir , les marrons , recevaient des coups de chabouck , étaient emprisonnés et s’ils n’obéissaient pas on les privait de repas . voilà ce que j’ai appris , beaucoup de choses sur les esclaves : c’était passionnant . »

* Théodora: «  La sortie au musée Villèle était bien , j’ai appris beaucoup de choses sur Mme Desbassyns et sur la vie des esclaves : comment ils vivaient , comment Mme Desbassyns les traitait  .  »

* Léna :   » En faisant la sortie au musée , j’ai appris que Mme Desbassyns était une femme qui n’était pas pauvre car elle avait une grande propriété et beaucoup d’argent . Elle a fait construire une chapelle et un hôpital pour les esclaves ; mais elle était méchante, elle était le maître des esclaves , les traitait durement et faisait travailler les enfants dès l’âge de 10 ans comme des esclaves de pioche . Avec la visite on imagine mieux comment c’était .  »

 

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