La sortie au musée de Villèle et la découverte d’une des premières sucreries de l’île de la Réunion /Visitig Villele museum and one of the first sugar cane factory in Reunion Island

 

Les 406 ont quitté  ce mercredi 4 novembre le collège  Célimène Gaudieux pour se rendre au musée Villèle , créé par le Département de la Réunion en 1974 et inauguré en 1990, sur une vaste propriété coloniale, l’ancienne habitation Panon-Desbassayns se dresse.  

Visite du musée Villèle .

 

Après avoir visité la maison de maître du domaine , les élèves se sont rendus sur l’emplacement de l’ancienne sucrerie ( nom donné à l’usine de canne à sucre ) .

-Si le café était la principale culture au XVIII è siècle de l’île Bourbon (elle participa à l’acquisition d’esclaves et fit la fortune de la famille Desbassayns) ,  les ravages causés par un cyclone et surtout l‘indépendance en 1804 de St Domingue  (acquise suite à une révolte) , amenèrent la plantation de la canne à sucre à  la Réunion ,  fortement encouragée par la France .

Sur les 406 esclaves que possédaient la famille Desbassayns, 295 esclaves travaillaient sur cette propriété en 1845 .

thumb_IMG_3102_1024

Lithographie d’après A. Roussin (1847) de l’habitation de la famille Desbassyns et de l’usine .

– L’usine sucrière fut construite entre 1824 – 1827  à l‘initiative de Mme Desbassayns sur les conseils de ses fils .

Avec la crise du café , la perte de St Domingue puis de l’île de France , les planteurs se lancèrent alors dans la culture de la canne à sucre . Cette usine fut une des premières sur l’île fonctionnant  à la vapeur ( la famille Desbassayns industrialisa  donc la première la canne à sucre dans l’ouest de l’île ).

-C’est Charles Desbassayns , qui incita sa mère à  construire dès 1824   une usine à sucre sur son domaine de St Gilles , usine qui  servit de modèle aux 27 autres usines implantatées dans les quartiers de St Paul. On eut recours à la technologie anglaise (issue de Liverpool) et à l’aide d’un ingénieur chimiste polytechnicien français , Joseph Martial Wetzel , pour accroître la productivité.

thumb_IMG_3165_1024

Portrait de Charles Desbassayns (1782-1863) , plan de l’usine à sucre .

-L’exploitation de cette nouvelle source requit un apport important d’eau et la mise en place d’un réseau d’alimentation . Des structures composées d’une roue hydraulique à gaudets (cf photo) , d’un système de pompe et d’un réseau de canalisation furent ainsi réalisées afin d’alimenter le bassin et les chaudières de la sucrerie . L’eau était puisée , puis refoulée depuis la ravine St Gilles , en aval du Bassin Bleu .

thumb_IMG_3159_1024

Roue hydraulique à gaudets

-Evidemment pour faire fonctionner l’usine , les Desbassyns comptaient sur sa nombreuse main d’oeuvre d’esclaves :  le bon fonctionnement de l’usine nécessitait  environ 200 esclaves  car le travail était difficile et pénible ( ils travaillaient 16h sur 24h) et il fallait impérativement entretenir le foyer continuellement .

 6 esclaves qualifiés et créoles ( nés sur l’île Bourbon) , car plus habitués aux moeurs de leurs maîtres veillaient au fonctionnement des machine , tandis que les autres esclaves africains et malgaches géraient les tâches les plus difficiles : l’alimentation du feu , l’évacuation des cendres , l’entretien des machines sous les fosses …thumb_IMG_3170_1024

Lithographie de Jean-Baptiste Louis Dumas ( 1830) représentant un chauffeur devant le four et une porteuse de canne à sucre .

-Avec l’abolition de l’esclavage le 20 décembre 1848 , les Desbassyns durent faire appel à des engagés ( contrat de travail et faible salaire donné à des anciens esclaves ou des travailleurs venus d’Inde en particulier ) pour travailler dans les champs et à l’usine :  80 % des travailleurs étaient originaires d’Inde , et 20% des travailleurs étaient cafres ou malgaches .  L’engagisme officiellement  prit fin le 11 novembre 1932 , mais dans les faits il fonctionna encore longtemps .

-Aujourd’hui , il ne reste que les ruines et la cheminée de l’ancienne sucrerie .

Les ruines de la sucrerie .

 

Les élèves ont  ainsi pu découvrir un site lié à l’histoire réunionnaise et l’esclavage , faire le lien avec les documents sur lesquels ils ont travaillé en histoire-géographie , en attendant la prochaine visite du Musée Stella Matutina en février,musée industriel installé dans une ancienne usine sucrière des Hauts de Saint Leu .                                             

On November 4th, the pupils visited the house of a former landlord transformed into a museum in 1974. At the begining coffee was grown, it made the Panon-Debassayn’wealthy; then the cyclones and the independance of St Domingue led France to encourrage sugar cane crops in Reunion Island. Among the 406 slaves 295 would work on the Desbassayns’ property in 1845. The sugar cane factory had been built in 1824-1827, it is one of the first steam factories on the island designed by the French polytechnician Joseph Martial Wetzel inspired by the British technology. It required 200 slaves to take care of the fire and make the factory work non stop. Only 6 specialised slaves born in the island would take care of the machines, the rest of them from Madagascar or Mozambic would have the harsh part of the job: feeding the fire, cleaning the ashes or taking care of the engines.
On December 20th 1848,slavery was abolished in Reunion Island and the Desbassayns hired enganged people: 80% came from India and 20% were from Madagascar and mixed blood. On November 11th 1932 this system was officialy banned but it lasted a while.
Publicités

2 réflexions sur “La sortie au musée de Villèle et la découverte d’une des premières sucreries de l’île de la Réunion /Visitig Villele museum and one of the first sugar cane factory in Reunion Island

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s